Chaque année à partir du mois de novembre, beaucoup de jeunes et leurs familles, doivent décider du choix d’orientation. Dans un environnement économique incertain et complexe, ce moment clé est bien souvent ressenti comme une épreuve.

On ne peut que le comprendre lorsque l’on analyse les étapes du processus censé apporter la réponse.
Il faut bien sûr dans un premier temps chercher de l’information. Cette étape apparaît simple d’autant que débutent les traditionnelles campagnes publicitaires annonçant l’arrivée des premiers salons. Ces grandes messes marketées dont le succès ne se dément pas, doivent apporter les informations nécessaires à la prise de décision. Pourtant, si elles véhiculent effectivement leurs lots d’informations, elles introduisent également de nombreux doutes compte tenu des messages contradictoires qui sont distillés et qui vous donnent le tournis. Malgré l’abondance d’acteurs présents et d’offres de formations, parce que « trop d’informations tuent l’information », une grande solitude vous saisit à l’issue d’une journée passée dans ces hauts lieux de l’orientation.

Dès lors, la J.P.O apparaît comme l’étape suivante indispensable pour remettre de l’ordre dans ses idées. Mais laquelle choisir ? Beaucoup d’écoles vous ont invité à la suite des salons et il faut trancher. La superbe plaquette remise et le sac pour la ranger peuvent alors faire la différence. De fait, si la JPO constitue une étape nécessaire, elle n’est pas suffisante ne serait-ce que parce qu’elle s’apparente trop souvent à un concours de beauté où le fond passe derrière la forme. Les réponses aux interrogations essentielles (débouchés réels du cursus, nature du diplôme, nombre d’heures dispensées, taille des groupes, réussite à l’examen, etc…) peuvent être apportées pour peu que les questions soient posées mais elles sont souvent évacuées à l’oral en vertu du principe que ce qui n’est pas écrit n’existe pas !

Il faut néanmoins avancer et le temps presse nous dit-on.  Car Il est essentiel de candidater rapidement, puis de s’inscrire, le nombre de places étant limité. C’est ainsi que sous la pression d’un discours commercial, beaucoup trop de jeunes et de familles s’orientent. Ils se retrouvent fin janvier, parfois sans se poser pour réfléchir, à déterminer et arrêter un choix par peur du vide. Dans un contexte de changements profonds où les futurs salariés devront apprendre de nouveaux métiers probablement plusieurs fois dans leur carrière, Il apparaît essentiel de dédramatiser !

Il convient aussi de rappeler qu’en matière d’orientation, compte tenu du flux d’informations à intégrer, prendre son temps peut en faire gagner…